01 septembre, 2014

Espagne : Mgr Gil Hellin rappelle l'importance d'“Humanae Vitae” pour la famille et les nations

La contraception est à la racine de nos maux actuels : dénatalité en Europe, paupérisation, divorces, tous les maux qui résultent de l’éclatement des familles. Voilà un discours que les hommes d’Eglise tenaient fort peu en public – c’est un véritable fronde épiscopale qui avait accueilli l’encyclique Humanae vitae dans de nombreux pays – et que l’on recommence à entendre. L’évêque de la ville espagnole de Burgos, Mgr Francisco Gil Hellin, vient de dire les choses clairement dans sa lettre hebdomadaire, que je traduis ci-dessous.
Lisez-la attentivement, elle en vaut la peine, et d’ailleurs j’en souligne en gras quelques passages particulièrement significatifs. Mais j’y ajouterai une note, à la fin… – J.S. 
Il y a bien des années, j’étais le chapelain d’un Centre de promotion ouvrière dans la banlieue sud de Rome. Un jour s’y présenta le cardinal Casaroli, alors Secrétaire d’Etat du Vatican ; il y engagea un dialogue avec les professeurs et les élèves. L’un d’eux lui demanda quels souvenirs du temps où il servait Paul VI l’avaient le plus marqué. Le cardinal réfléchit quelques moments et répondit : « la signature d’Humanae vitae ». Et d’ajouter : « A la fin du mois de juillet de 1968, le pape était très préoccupé. Un jour il s’est emparé d’un énorme tas de documents et s’en est allé à Castel Gandolfo. Peu de jours après, je l’ai retrouvé, totalement transformé. Il était rayonnant et heureux. Il venait de signer Humanae vitae. » 
C’est en effet le 25 juillet 1968 que Paul VI a signé ce document, qui allait devenir la grande croix de son pontificat et qui aura été l’un des écrits du magistère les plus contestés de ces derniers temps, en dehors de l’Eglise mais aussi en son sein. « Rarement – écrivit le cardinal Ratzinger en 1995 – un texte de l’histoire récente du magistère ne s’est converti en un signe de contradiction comme cette encyclique. » 
L’encyclique était une solide défense de la vie humaine, elle rejetait la contraception par des moyens artificiels et elle allait à l’encontre de l’hédonisme et des politiques de planification familiale, souvent imposées par les pays riches aux pays pauvres. Elle maintenait, en revanche, le principe de la paternité consciente et éthiquement responsable. Comme devait l’écrire le cardinal Daniélou, le document met en évidence le « caractère sacré de l’amour humain » et constitue une véritable « réaction contre la technocratie ». La doctrine d’Humanae vitae contredisait – et contredit toujours – les goûts du temps, et elle lançait un défi face au climat culturel de l’époque et aux énormes intérêts économiques des grandes multinationales. Son enseignement est, certes, exigent, et on ne le rappelle pas pour le plaisir. Mais l’Evangile non plus ne se suit pas avec plaisir, et il ne manque pas d’être exigeant. 
Pourtant, le temps lui a donné raison. Face aux inquiétants développements de l’ingénierie génétique, Humanae vitae fait briller une lumière prophétique lorsqu’elle assure : « Si donc on ne veut pas abandonner à l'arbitraire des hommes la mission d'engendrer la vie, il faut nécessairement reconnaître des limites infranchissables au pouvoir de l'homme sur son corps et sur ses fonctions; limites que nul homme, qu'il soit simple particulier ou revêtu d'autorité, n’a le droit d'enfreindre. » En effet, aujourd’hui l’homme subit le vertige de l’éternelle tentation : il veut être comme Dieu quitte à s’autodétruire et à détruire les autres, spécialement les plus vulnérables et les plus innocents. 
Paul VI mettait en garde sur le fait que la contraception ne provoquerait pas seulement une baisse alarmante des naissances mais aussi la destruction de l’amour humain, en faisant grandir le nombre d’avortements et de divorces, avec tout le préjudice qui en résulterait pour les époux eux-mêmes et, cela va de soi, pour leurs enfants. Il suffit de regarder ce qui se passe en Europe et en Espagne pour se rendre compte que Paul VI ne se trompait pas. Les experts parlent déjà d’une Europe et d’une Espagne qui sont non seulement vieillies mais encore socialement paupérisées, incapables d’être des Etats-providence. Notre Castille, jadis vigoureuse, n’en est-elle pas un exemple éloquent ? 
Il y a quelques jours un journal aussi peu suspect que Le Monde disait qu’il faut promouvoir la régulation des naissances par des méthodes naturelles et non par la pilule. C’est exactement ce que disait Humanae vitae il y a cinquante ans. Le remède contre le divorce, la violence sexuelle, l’abandon des enfants et la subsistance-même en tant que peuple ne se trouve pas dans le contrôle artificiel des naissances au moyen de la « pilule du lendemain » ou autres, mais dans la découverte de la beauté de l’amour humain et de l’amour conjugal, qui ne voit pas le corps humain comme un simple instrument de plaisir, mais comme un moyen privilégié de communication personnelle et d’offrande de soi à l’autre. 
+ Francisco Gil Hellin, archevêque de Burgos

NOTE. Mgr Gil Hellin évoque un article du Monde qu’il n’a assurément pas lu, et dont certains médias ont voulu faire un texte à la gloire des « méthodes naturelles » à l’heure d’une défiance croissante à l’égard de la contraception chimique.
Sinon il aurait remarqué que si cet article décrit un rejet significatif des pilules et autres stérilets, les « méthodes naturelles » qu’il évoque, et qui auraient désormais la faveur d’une femme sur dix en France, sont bien des méthodes contraceptives qui dissocient volontairement la relation sexuelle de sa fécondité potentielle, en visant principalement le retrait et le recours au préservatif pendant les périodes repérées fertiles. L’abstinence périodique, quel que soit le mode de « veille » de la femme sur son corps, est discrètement reléguée parmi les lubies des catholiques.
L’article ne conclut pas du tout à la nécessité de « promouvoir » la régulation naturelle des naissances : elle donne au contraire la parole à des médecins qui se disent inquiets de sa progression et qui promettent de la critiquer plus systématiquement et plus explicitement à l’avenir. Les femmes qui l’utilisent « vivent dans l’angoisse », assure ainsi un gynécologue. Et elle s’achève en donnant la parole à une grande promotrice de la contraception artificielle, Nathalie Bajos de l’INSERM, rappelant que la régulation naturelle a un « taux d’échec plus élevé ».

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30 août, 2014

Le terrorisme anti-familles en Australie

La réunion régionale australienne du World Congress of Families, une coalition d’organisations qui défendent la vraie nature du mariage, a ouvert ses portes ce samedi à Melbourne comme prévu, mais plusieurs personnalités politiques qui devaient y prendre la parole se sont désengagées à la dernière minute. Au nom de la « tolérance » qui est de mise dans une « démocratie libérale occidentale comme l’Australie ».
Kevin Andrews
C’est à la dernière minute, vendredi, que le ministre fédéral des services sociaux, Kevin Andrews, a fait savoir qu’il n’ouvrirait pas le congrès comme prévu.
Cela faisait des semaines que des mouvements de gauche et des médias de la même eau faisaient campagne pour que les hommes politiques australiens ne se rendent pas à un événement organisé par le WCF. Ce terrorisme intellectuel était notamment alimenté par le parti des Verts australien, les Greens, pro-avortement et pro-euthanasie : une sénatrice du mouvement, Larissa Waters, a même fait adopter une motion non contraignante appelant les élus de la nation à ne pas s’y rendre.
Kevin Andrews avait dénoncé cette « intolérance » des Verts mais il a fini par céder à la pression en apprenant que le congrès allait être accueilli par le mouvement Catch the Fire Ministries, un mouvement évangélique créationniste, pro-vie – et très critique à l’égard de l’islam.
« La tolérance est une valeur cruciale dans une démocratie libérale occidentale comme l’Australie. C’est pour cette raison que j’avais l’intention de me rendre au World Congress of Families demain. Les appels qui m’ont été adressés afin que je n’y assiste pas apportent la preuve de l’intolérance des Verts et de la gauche – au lieu d’argumenter sur la place publique ils préfèrent empêcher le débat. De même, je ne peux supporter l’intolérance qui vient d’autres directions. Ayant été informé aujourd’hui que l’événement allait être accueilli par Catch the Fire, j’ai décidé de ne pas y assister », explique le communiqué du ministre.
Une décision à double effet… Car WCF a eu le plus grand mal à trouver un lieu d’accueil pour ses conférences, qu’honoraient de leur présence le cardinal Burke, Mgr Peter Elliott, évêque auxiliaire de Melbourne, Christine de Marcellus Vollmer et bien d’autres, avec l’aide de Babette Francis, remarquable présidente de l’organisation pro-famille Endeavour Forum.
Pas moins de six centres de conférences ont successivement annulé ou reçu un avis défavorable de la police du fait des menaces pesant sur l’événement. Les locaux de Catch the Fire n’ont été retenus qu’il y a deux jours, dans le plus grand secret. En révélant le lieu du congrès, Kevin Andrews a facilité la vie des opposants.
Une centaine de manifestants pro-avortement se sont massés devant l’entrée ce samedi matin pour empêcher les participants d’accéder. L’une des conférencières, Angela Lanfranchi, spécialiste du lien entre avortement et cancer du sein, n’a pas pu rejoindre les salles, sa voiture ayant été bloquée. The Guardian de Londres justifie discrètement le procédé en expliquant que ce lien est aujourd’hui complètement discrédité.
Une jeune femme vêtue de blanc qui s’était couverte de faux sang et qui a surgi en hurlant « Nous ne voulons plus de vos avortements clandestins ! » a été arrêtée par la police.
Il est intéressant de noter les raisons pour lesquelles féministes, pro-avortements et des médias comme mamamia.com.au ont voulu faire taire le WCF. La liste est . Ces idées défendues par WCF sont toutes présentées (de manière parfois terriblement tendancieuse du reste) comme de nature à « inquiéter » les lecteurs dans la mesure où des hommes politiques accepteraient de les « crédibiliser » et de leur donner une « approbation tacite » :
1. Baisse de la libido chez les femmes sous pilule, qui risquent davantage d’être victimes d’agression violente et de meurtre. 
2. Les femmes sous pilule ont plus de risques d’inceste. 
3. Les politiques socialies ne devraient pas promouvoir les familles monoparentales qui contribuent au délitement de la société. 
4. L’avortement, le divorce, les parents seuls et les LGBT portent la responsabilité de la promiscuité, des IST, de la pauvreté, du trafic d’être humains, de la violence à l’égard des femmes et des enfants. 
5. La pilule et d’autres formes de contraception peuvent tuer des femmes ; des femmes en sont mortes dans de nombreux pays. La pilule tue aussi des bébés. 
6. Il y a un lien entre l’avortement et le cancer du sein. 
7. La seule fin des relations sexuelles est la procréation et l’expression de l’amour entre mari et femme au sein de l’alliance conjugale. Toute autre activité sexuelle ne peut satisfaire l’esprit humain et conduits au remords, à l’aliénation et à la maladie. 
8. Les lois draconiennes de dénigrement de l’homosexualité de Poutine, qui envoient des LGBT russes en prison sont une « belle idée » que le reste du monde devrait adopter. La Russie est le sauveur chrétien du monde et Poutine empêche héroïquement les LGBT russes de corrompre les enfants. 
9. Toutes les formes de sexualité non-hétérosexuelle sont des péchés et les gays devraient être convertis à l’hétérosexualité au moyen de thérapies chrétiennes.
C’est un parfait catalogue des opinions interdites, des « déclarations à abhorrer », « homophobes », «  complètement fabriquées », qui sont aujourd’hui abhorrées par le plus grand nombre.


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29 août, 2014

Le secrétaire général des évêques d'Italie plaide pour l'“accueil” des divorcés “remariés”

Le secrétaire général de la Conférence épiscopale italienne, Mgr Nunzio Galantino – nommé à ce poste en 2013 – vient de déclarer que les couples « irréguliers » subissent au sein de l’Eglise « discrimination de fait » et « préjugés » de la part d’autres fidèles. Une « exclusion » qui naît de la manière dont ceux-ci perçoivent la « discipline »  de l’Eglise, a-t-il précisé.
Mgr Galantino, évêque de Cassano all’Jonio, s’exprimait à Orvieto lors de la 65e semaine nationale liturgique organisée par le Centre d’action liturgique italien.
S’appuyant sur l’appel du pape François qui veut une Eglise qui sorte d’elle-même, le prélat a plaidé pour que chacun se sente chez soi à la messe : le vieillard, l’enfant, le pauvre, le riche, le malade, le bien-portant, le handicapé (« éliminons les barrières architecturales ! ». Il a notamment demandé que certaines habitudes paroissiales soient modifiées, comme celle de la « messe des enfants » – pour en finir avec les messes catégorielles.
Cela est à double tranchant : on comprend ce que Mgr Galantino veut dire en demandant une vraie charité pour les personnes en situation matrimoniale irrégulière, ou que l’on veuille bien considérer que les familles entières doivent venir à la messe.
Mais dans le contexte actuel,  avec la controverse déclenchée par le cardinal Kasper autour des divorcés « remariés », les paroles de Mgr Galantino sonnent comme un appel à des changements d’attitude qui risquent de minimiser la doctrine. Tout comme la dénonciation des messes « sectorielles » pour telle ou telle communauté qui font « leur » célébration en marge de la réalité paroissiale peut être perçue comme une discrète critique à l’égard des messes célébrées selon la forme extraordinaire.
Mgr Galantino déplore donc que certains se sentent « exclus », depuis le mendiant à la porte jusqu’aux personnes qui sont en « situation matrimoniale irrégulière » : « Pour eux, s’ajoute au poids du refus de l’admission aux sacrements, une discrimination de fait qui n’est pas justifiée et dont le prix est trop lourd à payer. »
Le prélat a clairement souligné que ces personnes « ne peuvent recevoir la communion eucharistique ». Mais il faut, a-t-il dit, se rappeler ce que veut le pape François, qui propose l’image d’une Eglise « qui n’est pas celle de la citadelle arcboutée sur sa défense, ni celle d’une cité immobile qui attend d’être visitée ».
Mais enfin l’homme est ainsi fait que la sanction joue un rôle préventif et un rôle de justice, et dans le cas des personnes en « situation irrégulière » – en clair, les divorcés remariés – son but est entre autres pédagogique : amener ces personnes à changer de vie, empêcher que d’autres suivent leur chemin. Sans compter le point central : celui du respect de la signification profonde du sacrement de mariage et de la dignité infinie du sacrifice eucharistique.
La rhétorique de l’accueil a ses limites : si comptent avant tout « l’accueil, de la compréhension, de l’accompagnement, du soutien », pourquoi exclure une délégation de la Gay Pride, un groupe de militantes pour l’avortement ou de franc-maçons chrétiens des églises, ou d’un de ces « parcours de vie ecclésiale » que Mgr Galantino aimerait voir fleurir.
Il a conclu son intervention en parlant de ces fidèles en situation matrimoniale irrégulière qui « vivent leur condition avec grande souffrance ». Tous ? Vraiment ? Sans aucun doute parle-t-il d’expérience, mais en semblant oublier la tendance à l’auto-justification de ceux qui font un choix de vie contraire à leurs convictions, tendance qui aboutit si souvent au rejet de ces convictions et de tout ce qui y touche, de près ou de loin…
D’après Zenit, cité par Hilary White, Mgr Galantino a donné en exemple le cardinal Kasper et le cardinal Yves Congar en tant que théologiens, expliquant que par le passé l’Eglise a considéré les personnes divorcées et civilement mariées comme « adultères », mais que le monde avait avancé par rapport à ces opinions.

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28 août, 2014

“Dis-moi dix mots”

Sous la rubrique « Actions éducatives en faveur de la langue française », le Bulletin officiel de l’Education nationale adresse aujourd'hui tous azimuts un appel à participer à l’opération nationale « Dis-moi dix mots ». Ecoliers et lycéens de tout poil, mais aussi les « jeunes placés dans les centres éducatifs fermés » et les « personnes scolarisées dans les établissements pénitentiaires » sont invités à participer à ce concours destiné à la « sensibilisation à la langue française ». Il s’agit de « produire » – collectivement, bien sûr, c’est en tant que classe que l’on participe – une œuvre littéraire ou artistique autour de dix mots choisis sous l’égide du ministère de la culture et de la communication.
Francophonie ? La question se pose…
Le « concours des dix mots » et le « concours de l’imagier des dix mots » mobilise un monde inimaginable. Leur pilotage engage le ministère de la culture, mais pas seulement : il y a aussi celui de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, celui des affaires étrangères, l’Institut français et le ministère de l’agriculture. Et pour le choix des mots, la France, la Belgique, le Québec, la Suisse et l’Organisation internationale de la francophonie regroupant 77 Etats et gouvernements « dans le monde » (sic) ont travaillé dur.
Jusque-là, tout va bien. Hormis le côté gadget.
Oui, je peux employer ce mot anglophone dans cet article sur la langue française puisque le thème de l’année 2014-2015 est celui-ci : « Dis-moi dix mots… que tu accueilles. »
Des « mots venus d’ailleurs, des mots voyageurs, empruntés à d’autres civilisations au gré de l’histoire des peuples »… C’est une « invitation au voyage » et davantage encore une invitation à l’ouverture des frontières. Bien sûr.
Donc, pour la défense et illustration de la langue française version XXIe siècle, voici les mots gagnants :
• amalgame  • bravo  • cibler  • grigri / gris-gris  • inuit(e)  • kermesse  • kitsch ou kitch  • sérendipité • wiki • zénitude.
Si, si, la zénitude !


On comprend qu’il ait fallu une telle débauche de recherche et de pourparlers.
C’est ici que vous trouverez une présentation complète du concours, avec des liens vers le site qui dit vraiment tout. Et notamment la liste de l’année dernière :
• ambiancer – à tire-larigot – charivari – s’enlivrer (non, il n’y a pas de faute) – faribole – hurluberlu – ouf – timbré – tohu-bohu – zigzag.
La culture de mort, c’est aussi la mort de la culture…

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Irlande : le refus d’avortement est une “barbarie”

Audrey Simpson
L’association britannique du planning familial a qualifié la décision d’« obliger » une jeune femme violée à donner la vie à son enfant par césarienne plutôt que d’avorter comme « rien de moins qu’une barbarie ». Cette décision « met en accusation ceux qui aimeraient obtenir un contrôle total sur les femmes et sur ce qui se passe dans leurs corps », a déclaré Audrey Simpson, présidente de l’association. « C’est une honte que les femmes puissent être l’objet d’une telle discrimination », a-t-elle ajouté.

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El Salvador : pas de grâce pour 17 mères infanticides, dit le médecin légiste

José Miguel Fortin
Le directeur de l’Institut de médecine légale d’El Salvador s’est opposé à la demande de grâce
formulée par dix-sept femmes condamnées à la prison pour infanticide, dix-sept femmes qui servent de porte-drapeaux aux associations féministes qui réclament la légalisation de l’avortement dans ce pays d’Amérique centrale.
J’avais rapporté ici les conclusions de l’enquête d’une journaliste indépendante à propos de ces femmes supposées avoir été condamnées pour avoir avorté dans des circonstances qui auraient dû les exonérer de toute peine, voire pour avoir simplement subi une fausse couche. Une agit-prop qu’avaient soutenu le Groupement citoyen pour la dépénalisation de l’avortement thérapeutique, éthique et eugénésique et Amnesty International. Evagelina Pilar del Sol a pu constater que ces femmes condamnées à 30 ou 40 années de prison ne l’avaient nullement été pour des avortements, mais bien pour des infanticides particulièrement sordides sur des nouveau-nés.
José Miguel Fortin, directeur de l’Institut de médecine légale de San Salvador, a confirmé les conclusions de cette enquête journalistique sur le plan médical et légal, assurant qu’il n’y avait eu ni naissances prématurées, ni complications obstétriques, ni urgence pour la vie de ces femmes comme le soutiennent les mouvements féministes.
« On a prélevé les poumons de ces bébés, on les a mis dans du liquide et ils ont flotté. C’est l’une des nombreuses preuves que les bébés sont bien nés. » Ils ont été tués délibérément après leur naissance.
« Ce n’est pas une affaire de fleurs langoureuses qui se fanent, comme l’a dit une de leurs publicités. Ce qu’il faut dire, c’est que ces femmes ont beaucoup de chance de vivre dans un Etat où la peine de mort n’existe pas, parce que ces personnes, dans n’importe quel lieu aux Etats-Unis, auraient été confrontées à la peine de mort », a déclaré José Miguel Fortin. « On prétend que ce sont 17 personnes victimes d’un système d’oppression, qui ont été condamnées en raison de complications obstétriques. C’est le premier grand mensonge. Il s’agit en vérité de 17 personnes qui ont été condamnées pour avoir assassiné leurs enfants. »
Une commission législative se penche elle aussi sur la demande de grâce formulée début avril en faveur de ces 17 femmes. Ernesto Angulo, son président, a fait savoir que d’ores et déjà quinze cas ont été étudiés et que pour 12 d’entre eux, la demande de grâce a reçu un avis défavorable. Il a précisé que le dernier dossier étudié était celui d’un bébé qui a vécu 20 minutes au cours desquelles il n’a cessé de pleurer ; il ne s’est tu – définitivement – que sous des coups de machette qui l’ont tué.

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Belgique : euthanasie en forte hausse

Le nombre des euthanasies a augmenté de 55 % en deux ans, aux termes d’un rapport de la commission fédérale de contrôle et d’évaluation de la loi sur l’euthanasie publié hier. Il a même quasiment doublé entre 2012 et 2013. Si les statistiques n’ont cessé d’augmenter depuis l’entrée en vigueur de la loi, on assiste désormais à une accélération spectaculaire. Sur la période 2012-2013, le petit pays a enregistré 3.239 mises à mort médicales déclarées.
La commission assure que l’on peut attribuer cette progression à une information sans cesse mieux diffusée sur l’euthanasie, aussi bien parmi les médecins qu’au sein de la population en général.
Dans 73 % des cas l’euthanasie intervient dans le cadre d’un cancer en phase terminale ou d’une dégradation importante associée à une espérance de vie très courte. Mais dans 13 % des cas, la mort n’est pas prévisible à court terme. Il s’agit d’euthanasies chez des personnes atteintes de maladies neuropsychiatriques comme Alzheimer (4 %), ou encore d’euthanasies de personnes souffrant de multiples affections, aucune n’étant mortelle (5 %). 2 % des euthanasies ont fait suite à un testament de fin de vie, c’est-à-dire dans des cas où la personne n’etait plus en état de confirmer sa volonté.
61 % des personnes euthanasiées ont plus de 70 ans ; au cours de ces deux dernières années, le nombre d’euthanasiés de plus de 79 ans a lui-même fortement augmenté – ils représentent un tiers du total. A l’autre bout de l’échelle, quatorze patients de 20 à 29 ans ont obtenu de mourir de cette façon.
Mais un rapport ne varie pas : 20 % des euthanasies concernent des Wallons, 80 % des Flamands. Aucune étude ne s’est jamais intéressée à cet écart étonnant.

Ces chiffres et cette augmentation n’inquiètent nullement la commission qui conclut n’avoir trouvé aucun problème significatif par rapport à l’application de la loi ; elle regrette seulement qu’on n’ait pas su trouver jusqu’ici de solution au manque d’efficacité pour la mise en place de testaments de fin de vie.

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27 août, 2014

Pays-Bas : la clinique de fin de vie “réprimandée” (un peu)

La clinique de fin de vie mise en place par l’Association pour le droit de choisir sa mort (NVVE) vient d’être réprimandée pour la deuxième fois en quatre mois pour avoir procuré l’euthanasie sans respecter les conditions fixées par la loi néerlandaise. La commission régionale d’évaluation des euthanasies, chargée de vérifier a posteriori la conformité de chaque euthanasie qui lui est déclarée, a jugé que la clinique a passé les limites en mettant fin à la vie d’une femme âgée pour la simple raison qu’elle ne voulait pas séjourner dans un établissement de soins.
La première évaluation défavorable avait eu lieu en avril au motif que le médecin mandaté par la clinique auprès d’une femme souffrant d’une maladie psychiatrique n’avait pas suffisamment discuté avec elle. La clinique a plus de 250 euthanasies à son actif.
Dans l’affaire présente la victime est une octogénaire qui a subi il y a dix-huit mois une hémorragie cérébrale : depuis lors elle ne pouvait plus communiquer et elle avait perdu son autonomie. La femme avait signé un testament de fin de vie il y a vingt ans, affirmant que si sa santé la conduisait à devoir entrer durablement dans un établissement de soins, elle préférait être euthanasiée. Chose qu’elle avait confirmée oralement à son médecin il y a un an et demi – peu avant son accident cérébral, donc.
Le médecin de famille n’a pas voulu donner suite à cette demande ancienne, reformulée par les enfants de sa patiente. Ceux-ci se sont retournés vers la Clinique de fin de vie, dont le préposé allait cependant constater qu’il n’était pas question chez cette femme de « souffrances insupportables » : une condition légale de dépénalisation de l’euthanasie. Le médecin avait en fait la volonté d’honorer le désir d’euthanasie de cette femme qu’il n’avait jamais soignée ni connue.
On interrogea un médecin « SCEN » – ce sont les médecins mandatés par les commissions d’évaluation pour assister les médecins de familles face aux demandes d’euthanasie – ainsi que l’exige la loi ; celui-ci conclut à la souffrance insupportable. Tout simplement parce qu’au cours de sa visite la femme proféra un juron à peine édulcoré et qu’elle lui fit l’impression d’être « frustrée ». Elle répétait les mots : « Peux pas » et prenait sa tête dans ses mains. « Dans ses yeux, le médecin a clairement vu son désespoir et son état de tristesse. »
Il est frappant de noter la raison pour laquelle la commission a tout de même conclu à la non conformité de l’euthanasie. Ce n’est pas parce que le testament datait de plus de vingt ans, ni parce que la femme était incapable d’exprimer sa volonté – un fait que la majorité des médecins néerlandais retiennent comme empêchant de pratiquer l’euthanasie.
Non : c’est parce que le médecin SCEN n’a fondé sa décision que sur le fait de la « souffrance insupportable » qui aurait résulté de l’entrée dans un établissement de soins. Le motif était « insuffisant » parce que la femme y laissait apparaître une « image changeante » : en général, selon le personnel de la maison de soins, elle était « laissait une « impression de calme et d’amabilité ».
L’affaire a été transmise au ministère public qui va décider s’il y a lieu de poursuivre le médecin de la clinique de fin de vie. Ce serait la première fois depuis l’entrée en vigueur de la loi sur l’euthanasie en 2002.

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Inséminations artificielles multiples et agressions sexuelles au Royaume-Uni

Gennadij Raivich, 58 enfants
Un professeur de médecine périnatale et de neurosciences à University College à Londres a été condamné à Londres pour agression sexuelle au cours de séances d’insémination artificielle artisanale. Gennadij Raivich n’a cessé de nier les agressions – une seule a été retenue en définitive par la justice – mais assure avoir engendré pas moins de 58 enfants, profitant de la quête désespérée de femmes souvent bien installées dans la vie professionnelle mais qui voulaient avoir un bébé.
Quinze femmes, dont une policière, un professeur de mathématiques et une conférencière ont témoigné en sa faveur : certaines avaient « obtenu » de lui deux, voire trois enfants par ce qu’il a qualifié d’« insémination artificielle plus » ou encore « insémination intra-cervicale ».
En clair, Raivich se rendait chez les femmes contactées à travers un forum internet, souvent sous un nom d’emprunt, et exigeait d’elles nombre de « faveurs » qui allaient, disait-il, faciliter l’obtention du sperme qu’il allait leur remettre. Plusieurs d’entre elles se sont plaintes par la suite d’avoir été victimes d’agressions sexuelles, mais la plupart n’ont semble-t-il rien dit. Comme l’a souligné le représentant de la couronne, ces femmes étaient assez désespérées pour accepter une rencontre douteuse, chez elles, prêtes à affronter la honte et l’humiliation pour arriver à leur fin, prêtes à ne pas en parler à leurs proches : « des victimes parfaites pour un prédateur sexuel ».
Bien sûr, la Human Fertilisation and Embryology Authority a fait savoir que ces inséminations n’avaient pas du tout été faites dans les règles – c’est avec de tels arguments qu’on justifie leur encadrement légal. Reste que l’insémination artificielle est déjà en soi une agression sexuelle et une atteinte au droit des enfants de ne pas être fabriqués comme des choses par l’entremise d’un homme qui ne pourra jamais jouer auprès d’eux son rôle de père.
On apprend dans le même temps que la HFEA vient de révéler que 504 donneurs de sperme au Royaume-Uni ont engendré plus de 6.200 enfants, soit au moins 10 enfants biologiques par donneur. Quinze donneurs ont même engendré vingt enfants ou davantage. Mais on ne saura jamais quel est le nombre le plus élevé d’enfants né d’un seul père, au motif – ça ne s’invente pas – que la HFEA ne peut pas le révéler : cela violerait la loi sur la protection des données.
Les données concernent les procédures de procréation médicalement assistée, fécondation in vitro et autres inséminations pratiquées dans les cliniques de fertilité du Royaume-Uni. La loi interdit aux donneurs d’engendrer des enfants dans plus de dix familles, outre la leur, mais le nombre d’enfants par famille n’est pas limité. Ils n’ont aucun droit ni responsabilité à l’égard de ces enfants.
Depuis 2005, toutefois, les enfants conçus par donneur ont le droit d’obtenir à 18 ans des informations qui leur permettent d’identifier celui-ci, s’ils le désirent. Mais cette levée de l’anonymat a fait chuter le nombre de donneurs au Royaume-Uni et aujourd’hui une insémination par donneur sur quatre se fait avec du sperme importé. Au total quelque 1.000 enfants par an naissent d’un don de sperme.

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26 août, 2014

Une idéologue du genre à l'Education nationale : Najat Vallaud-Belkacem

On a toujours tort de penser qu'on a touché le fond. Après Vincent Peillon et sa religion laïque, après
Benoît Hamon qui exécutait fidèlement son programme idéologique, voici Najat Vallaud-Belkacem, nouveau ministre de l'Education nationale. C'est un des postes majeurs de tout gouvernement socialiste, lieu stratégique de manipulation des esprits et de prédication capillaire des dogmes révolutionnaires. Cette nomination de l'ex-ministre des Droits des Femmes est une promotion de taille, qui récompense un sans-faute idéologique.

Laissons de côté son parcours politique, socialiste forcément ; proche de Vincent Peillon et d'Arnaud Montebourg, la jeune femme d'origine marocaine s'approche depuis longtemps des centres de pouvoir. Ou de ce qu'il en reste dans une France prisonnière de l'Union européenne, une France mondialisée. On sait bien que les gouvernements changent et que la politique imposée à la France demeure : de ce point de vue-là, la nomination de NVB pourrait laisser indifférent.

Mais voilà. Najat Vallaud-Belkacem est non seulement au service de cette pensée unique, elle en est une pasionaria. Notez que cela laisse ouverte la question de savoir si elle est elle-même une « penseuse » de la pensée unique. Seul importe ceci : elle la répand, la promeut, l'impose. Elle a fait de l'« égalité » un absolu, qui écrase tout sur son passage (ce qui est bien dans la nature de l'égalité révolutionnaire).

A ce titre le poste de ministre des Droits des Femmes lui allait comme un gant. Elle était déjà chargée des droits LGBT au parti socialiste, et s'est engagée en faveur du « mariage » des homosexuels. En quoi elle ne fait qu'exprimer la ligne du parti, pourrait-on dire. Mais ses convictions l'ont menée à inscrire cette lutte dans un ensemble, qui va de la promotion de la parité à la direction d'une mission de lutte contre l'homophobie sous Ayrault ; c'était elle, l'instigatrice des ABCD de l'Egalité.

Que ce soit elle qui prenne maintenant – et malgré les protestations qui ont abouti au « gel » de l'expérimentation autour de ces parcours dans certaines académies – la direction de la rue de Grenelle, c'est tout un symbole. Un pied de nez à ceux qui ont cru que le gouvernement faisait marche arrière.

Najat Vallaud-Belkacem a participé à la révision des lois bioéthiques, qui a consacré le droit de recherche sur l'embryon. Elle a soutenu et promu l'avortement : que ce soit à travers son remboursement à 100 % mis en place comme une priorité par le premier gouvernement de François Hollande, par la création du site officiel sur l'« IVG » pour assurer une bonne « information » des femmes qui risqueraient de changer d'avis en tombant sur des sites parlant des inconvénients de l'avortement et des possibilités d'obtenir de l'aide pour garder leur enfant, et enfin par la suppression du mot « détresse » de a loi sur l'avortement légal dans la loi sur l'égalité promulguée symboliquement le 4 août dernier.

Cette loi sur l'égalité « femmes-hommes » (respectez bien l'ordre, il y a désormais des égalités qui ne sont pas symétriques) a pour but de « changer les mentalités », comme elle l'a elle-même déclaré lors de ses derniers discours en faveur de ce texte qu'elle a porté. Elle a pour objectif de faire peu à peu disparaître les « stéréotypes de genre », que ce soit à la tête des entreprises du CAC 40 ou dans l'intimité des foyers.

Elle a tué le « bon père de famille » : en chassant ces mots de tous les codes du droit français, la loi a signé l'aboutissement de la lutte contre toute autorité paternelle, sacralisé la haine du père.

Retenez bien la dernière phrase de l'exposé des motifs de cette loi qui porte la marque de NVB : la politique pour l'égalité devra comporter « des actions visant à porter à la connaissance du public les recherches françaises et internationales sur la construction sociale des rôles sexués ». Les mots n'y sont pas, mais il s'agit bien de l'idéologie du genre. Oui, c'est une idéologue du genre qui présidera aux destinées de l'école française désormais.

La nomination de Najat Vallaud-Belkacem au poste de ministre de l'Education nationale (et du décervelage, et de l'endoctrinement) n'est pas un pied de nez, pardonnez la faiblesse de l'expression. C'est un crachat à la figure des familles. Une déclaration d'intention totalitaire.

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25 août, 2014

Statistiques : l'avenir est aux “pro-vie” car ils ont plus d'enfants


Une étude de la Northwestern University dans l'Illinois montre que la société américaine rejette de plus en plus l'avortement, et propose comme explication le simple fait que les pro-vie américains ont davantage d'enfants. D'autres « sujets de société » controversés ne sont pas sujets à la même tendance.

L'étude porte sur les GSS (General Social Survey) de 1977 à 2010 qui ont permis de vérifier le fait que les pro-vie ont une fertilité plus élevée.

« Le soutien au droit à l'avortement n'augmente plus après avoir connu une croissance à la suite de Roe v. Wade, et ces dernières années il y a même des indicateurs d'un renversement de tendance en faveur d'attitudes plus conservatrices. Ce revirement total est particulièrement notable parmi les cohortes plus jeunes, et cela est vrai malgré une tendance au gauchissement par rapport à des sujets qui lui sont apparemment liés », ont noté les auteurs. C'est en constatant ce fait qu'ils se sont interrogé sur la variable « famille nombreuse ».

L'examen des données leur a permis d'affirmer que les pro-vie ont en moyenne 27 % d'enfants de plus que ceux qui se disent « pro-choix ».

Mais en outre, les parents pro-vie semblent avoir des chances beaucoup plus élevées de transmettre leurs convictions à leurs enfants, étant donné que l'augmentation des opinions pro-vie chez les jeunes est trop importante pour être attribuée à la seule différence de fertilité – ce qui veut dire que des enfants des « pro-choix » rejettent les opinions de leurs parents. « Ou bien les convictions pro-vie se transmettent plus fidèlement que les convictions pro-choix, ou bien il y a eu un glissement culturel vers des convictions qui sont davantage pro-vie qui se reflètent dans les corrélations parents-enfant », selon les auteurs.

Le fait que les pro-vie ont plus d'enfants représente une augmentation de 5 points, selon l'étude : autrement dit, sans ce facteur, il y aurait d'autant moins de d'opinions pro-vie aux Etats-Unis. Mieux : c'est une tendance qui est elle-même en progression, selon les auteurs. « L'étude plus poussée de cette image indique que non seulement l'attitude par rapport à l'avortement est corrélée à la fertilité, mais proportionnellement – et c'est ce qui compte en matière de changements culturels – l'écart augmente. »

Et ce même si la fertilité a diminué, globalement, pour tous, ces 30 dernières années. Mais si les pro-vie nés avant 1940 ont eu en moyenne 1,2 enfant pour chaque enfant né chez les « pro-choix », cette proportion est passée à 1,5 parmi les parents nés entre 1975 et 1980. Les convictions pro-vie pourraient donc bien profiter davantage de cette réalité démographique dans les années à venir.


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24 août, 2014

Le défi du seau d'eau glacé et l'avortement



« Choisissez votre bière, choisissez votre taco, choisissez votre fonds de soutien à l'avortement ! » Dans le sillage du « défi caritatif » planétaire qui consiste à se balancer un seau d'eau glacée sur la tête avant de donner pour la recherche sur la maladie de Charcot, une journaliste texane qui a trouvé l'idée idiote a inventé quelque chose de mieux. Son défi à elle consiste à d'envoyer un don à une association de lutte pour l'avortement, d'aller ensuite prendre des tacos avec de la bière, après quoi il faut faire part de sa « BA » au monde entier par le biais d'un réseau social.

Andrea Grimes a eu cette idée après avoir donné pour la maladie de Charcot sans passer par la case douche froide. Elle s'est dit qu'on pouvait associer ce qu'elle avait fait ensuite – s'offrir un encas dans un Tex-Mex – avec une autre cause : l'avortement, et la « stigmatisation sociale » qui lui colle toujours à la peau.

Même des gens « pro-choix » en parlent en sourdine, assure Andrea Grimes : en mettant un peu d'absurde, un peu de buzz, de la bonne humeur dans l'affaire, elle espère que l'avortement ne sera plus tabou et que les dons permettront qu'il restera « sûr et légal ».

L'idée de son défi : laisser les gens « choisir ». Que ce soit la bière, le taco ou le fonds pour l'avortement… « Pro-choix » jusqu'au bout – mais surtout contre le choix de ceux qui se battent pour que l'on ne tue plus les enfants à naître.

Plusieurs fonds texans ont déjà fait part d'une montée des dons cette semaine.

Au fait, le défi apparemment plus innocent du seau d'eau sur la tête, relevé par de nombreuses célébrités dans le monde entier, cache lui aussi sa contribution à la culture de mort. Des resposables pro-vie invitent les défenseurs du respect de chaque vie à ne pas participer, étant donné qu'ALS, l'association qui récolte les fonds pour la recherche sur la maladie de Charcot, subventionne et promeut la recherche sur les cellules souches embryonnaires qui entraîne la destruction d'embryons humains. Il y a une analogie avec le Téléthon en France, qui finance notamment la recherche sur le diagnostic pré-implantatoire et prénatal pour éliminer les malades dès avant leur naissance.

L'ALS a reconnu subventionner un programme de recherche sur les cellules souches embryonnaires.


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22 août, 2014

Avortement en Irlande : l’agit-prop fonctionne

Des « milliers » ? J'en doute…
C’est reparti. L’affaire de la jeune immigrée clandestine qui s’est vu refuser un avortement en Irlande alors qu’elle menaçait de se suicider se déroule comme celle de Savita Halappanavar, avec les mêmes protagonistes, les mêmes journalistes engagés. Dès mercredi, plusieurs milliers de manifestants (selon la presse pro-avortement) ont convergé vers une place de Dublin, accusant la loi de considérer les femmes comme de simples « contenants » pour les enfants à naître.
La même journaliste de l’Irish Times qui avait lancé l’agitation autour de la mort de la jeune femme indienne d’une septicémie à l’occasion d’une fausse couche a repris le combat, publiant dès mardi les propos que lui avait tenus la protagoniste de l’affaire en cours peu après sa sortie d’hôpital, tandis que son enfant né très prématuré par césarienne est toujours en réanimation et à la charge de l’Etat irlandais. Kitty Holland parle des « souffrances » de la jeune femme qui fait « quatre ans de moins que son âge » et raconte son désespoir, sa volonté de mourir.
En effet, elle a eu de multiples contacts avec l’Association irlandaise du planning familial (IFPA) qui était prête à l’aider à obtenir un avortement en Angleterre mais qui lui a expliqué que son problème était l’argent. Un tel voyage coûtait trop chère pour la jeune immigrée qui assure : « Dans ma culture c’est une grande honte que d’être enceinte sans être mariée. »
On n’en sait pas davantage sur son identité mais pour ce qui est de l’exploitation de son récit, depuis le viol qu’elle affirme avoir subi avant d’arriver en Irlande jusqu’à ses entretiens avec des psychiatres et médecins qui n’ont pas voulu la laisser avorter, il n’y a pas une once de discrétion.
Son cas est utilisé d’une manière très contrôlée : il s’agit – en vue d’un nouveau passage devant la Cour européenne des droits de l’homme sans doute – de montrer qu’il y a une inégalité devant la loi vu le coût de l’avortement à l’étranger, une insuffisance de la loi du fait que des médecins peuvent s’opposer à l’avortement sur une femme qui se dit suicidaire, et une nécessité de modifier la Constitution irlandaise aux termes de laquelle la vie doit être protégée dès la conception au même titre que celle de la mère.
Les autorités sanitaires irlandaises (Health Service Executive, HSE) ont déjà fait savoir qu’elles discutent de tous les aspects de cette affaire, et notamment des décisions qui ont été opposées à la jeune femme, avec ses « représentants » – on devine derrière ce mot des groupes militant pour l’avortement légal –, en attendant de savoir si elles seront publiées. L’enquête conduira la HSE à s’entretenir aussi bien avec les personnels médicaux qui se sont occupées de la jeune femme, avec le ministère de la Justice et le Planning irlandais.
Cela laisse amplement le temps aux médias du monde de dénoncer la « barbarie » irlandaise : ils ne se sont pas fait prier.

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Avortement des trisomiques : Dawkins s'excuse, un peu


Devant le tollé provoqué par ses déclarations sur la trisomie 21 et l’avortement, l’universitaire athée excusé sur twitter, affirmant que la concision des « tweets » a pu le conduire à utiliser une « phraséologie abrégée qui a causé tant de désagréments ».
Richard Dawkins s’est
Répondant à une femme qui se disait incapable de savoir ce qu’elle ferait si elle était enceinte d’un trisomique, il avait écrit qu’« il serait immoral de le mettre au monde » si elle avait le choix.
Les gros médias anglophones se sont saisis du sujet et se sont émus de ces propos.
Vingt-quatre heures plus tard, Dawkins s’est donc rétracté, mais avec modération, soutenant toujours que pour aboutir à moins de souffrance l’avortement des trisomiques est la solution « réellement morale » mais précisant que rien ne pouvait lui être plus étranger que l’idée de dicter sa conduite à une femme ni d’imposer ses vues à quiconque.
Dans le même temps, il a accusé les personnes qui ont interprété ses propos comme dignes du nazisme et de l’eugénisme d’être « avides de mal comprendre ».
Que les responsables pro-vie réagissent avec force à ses propos, rien de plus normal pourtant. L’affaire se complique lorsqu’il s’agit de journaux à grande circulation. Car on ne sache pas qu’ils s’émeuvent souvent de la réalité : l’élimination massive, encouragée par le corps médical et par la société de la quasi totalité des enfants à naître dépistés trisomiques : au moins neuf sur dix dans les sociétés occidentales.
La presse ne s’émeut pas davantage de la multiplication des tests et diagnostics prénataux qui ont pour unique objectif de faciliter l’avortement en cas d’anomalie : des tests souvent présentés comme obligatoires et qui mettent une forte pression sur les femmes enceintes.
En cela Dawkins aura été un révélateur d’hypocrisie, disant tout haut ce que la « tyrannie bienveillante » qui oppresse le monde dissimule sous couleur de faire le bonheur des peuples en éliminant la souffrance et l’anormalité.

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