04 août, 2015

Gill Pharaoh, 75 ans, en pleine santé, obtient le suicide assisté en Suisse parce que la vieillesse est « épouvantable »

Gill Pharaoh, 75 ans, était infirmière, et même infirmière de soins palliatifs. Elle vient de mettre fin à sa vie dans une clinique liée à l’association « Lifecircle » qui travaille avec l’établissement « Eternal SPIRIT » à Bâle. Cette femme britannique, mère de deux enfants et vivant avec un compagnon, n’était atteinte d’aucune maladie grave. Elle ne prenait aucun médicament et était, au fond, en très bonne santé malgré quelques épisodes de mal au dos et des acouphènes. La seule raison de sa mort choisie : elle ne voulait pas se transformer en « vieille dame boitillante ». La vieillesse, dit-elle encore, est « épouvantable ».
Le suicide assisté s’est déroulé le 21 juillet dernier, sans doute après un parcours imposé par l’association « Lifecircle » qui affirme « défendre la vie » et qui à ce titre « ne propose pas d’aide au suicide », mais qui « par conséquent » (sic) « travaille avec la Fondation Eternal SPIRIT pour aider les personnes dont la souffrance est devenue insupportable, pour qu’elles puissent décider pour elles-mêmes de leur vie et de leur mort, en choisissant la mort volontaire assistée. »
Ladite Fondation n’assiste que les membres encartés de LifeCircle et possède son propre organe d’évaluation des demandes, parfois par le biais du recours à un médecin extérieur.
Gill Pharaoh, répétons-le, n’avait pas d’autre « souffrance épouvantable » que la conscience de régresser et la connaissance intime des difficultés de la vieillesse fréquemment côtoyées au titre de son métier d’infirmière des soins palliatifs.
Elle qui avait écrit deux livres sur les soins pour les personnes très âgées se sentait simplement en bout de course et elle voulait « agir tant qu’elle le pouvait encore », persuadée que les choses ne pouvaient plus aller mieux. « J’ai tant d’amis dont les partenaires sont évidemment un poids. Je sais qu’il ne faudrait pas le dire mais j’ai dans la tête l’image mentale de ce qu’il suffit, à mon âge, de se casser le col du fémur, après quoi on dégringole très vite », a-t-elle expliqué dans une interview qu’il faut bien qualifier de militante, à quelques semaines de la date programmée de son suicide.
Elle-même se sentait diminuer « d’une manière presque imperceptible » en vieillissant. Elle ne voulait en aucun cas imposer à ses enfants son éventuelle dépendance : « Beaucoup de personnes âgées s’attendent à obtenir, voire exigent de l’aide de la part de leurs enfants mais à mon avis il s’agit d’une manière de voir à la fois très égoïste et déraisonnable. » « Si vous travaillez dans une maison de soins et que vous êtes face à des personnes incontinentes, qui jurent, qui déambulent dans les pièces et de servent de tout, c’est très difficile. Ce n’est pas un travail auquel vous prenez plaisir », ajoutait-elle
D’où le voyage en Suisse. Elle était accompagnée de son partenaire, John : la veille du suicide, ils se sont promenés en ville, ont fait un bon repas sur les bords du Rhin. Le suicide a eu lieu comme prévu, après quoi John a confirmé aux deux filles de Gill que leur mère était morte.
Mme Pharaoh a elle-même organisé la cérémonie « humaniste » qui aura lieu ce mois-ci.
La décision de Gill Pharaoh, largement commentée par la presse britannique – et pas de manière très négative – s’inscrit dans une mobilisation médiatique en faveur du choix de mourir et de la rédaction de directives anticipées (les fameux « testaments de vie »).
Un sondage en ligne laisse penser que le discours soit efficace – même s’il faut tenir compte des limites évidentes de ce genre de sondage « ouvert » où chacun donne son avis, sans souci de pondérer les résultats. 44 % des répondants affirment qu’ils n’envisageraient le suicide qu’en cas de « maladie en phase terminale », mais un total de 26 % de personnes répondent « oui » (16 %) ou « peut-être » à la question : « Envisageriez-vous l’euthanasie en étant en bonne santé ? »
C’est à peine moins que le pourcentage (27 %) de personnes qui n’envisageraient l’euthanasie en aucun cas.

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Allemagne : une femme lesbienne et “pacsée” directrice d’une garderie catholique dans le diocèse du cardinal Marx

L’information a été diffusée par le site de la conférence des évêques d’Allemagne : une lesbienne « pacsée » avec sa partenaire selon la forme allemande du « partenariat de vie », pourra réintégrer son poste à la tête d’une « Maison relais » gérée par l’institution catholique Caritas. La Maison relais, ou Schülerhort, est un lieu d’accueil où les enfants peuvent faire leurs devoirs après l’école et s’inscrit à ce titre dans le cadre des maisons d’éducation catholique. Et l’affaire se passe en Haute-Bavière, sous l’autorité du cardinal Reinhard Marx, archevêque de Munich et membre du « G9 » du pape.
Dans un premier temps, cette homosexuelle active revendiquée avait été invitée à s’expliquer lorsqu’elle avait fait part de son intention de s’engager dans un « partenariat de vie » avec son amie – l’équivalent allemand du pacs. Aux termes de la loi du travail particulière à l’Eglise il était possible de la licencier. En définitive, en avril, le contrat de travail avait été rompu d’un commun accord.
Mais depuis le 1er août, l’Eglise catholique s’est soumise, en général, à la loi commune et les lois de non discrimination s’imposent dès lors dans tous les diocèses qui s’y sont soumis. « En général » parce qu’il était possible aux diocèses de se désolidariser de l’opération afin de sauvegarder leur droit de faire respecter certaines exigences morales dans le cadre de ses établissements d’éducation ou de soins, au demeurant fort nombreux en Allemagne.
Le cardinal Marx fait partie de ceux, majoritaires en Allemagne, qui ont accepté la loi commune, quitte à se trouver dans une situation comme celle qui s’est présentée à Holzkirchen.
Dès l’instant où la modification est entrée en vigueur, le cas de cette directrice lesbienne a été réexaminé. Et son bon droit a été aussitôt reconnu : au terme d’un congé planifié de longue date – bien avant le différend actuel – elle pourra réintégrer son poste au 1er décembre prochain.
Trois évêques allemands seulement ont décidé de récuser le nouveau droit accepté par la plupart des diocèses allemands : Mgr Stefan Oster, Mgr Rudolf Vorderholzer et Mgr Gregor  Hanke. Ils ont pris la mesure des incohérences où risquait de les conduire la nouvelle législation et ont profité de leur liberté. Mgr Oster a expliqué son refus en soulignant que l’Eglise risquerait d’y laisser sa catholicité au nom de la « sécularisation » volontaire d’institutions qui ne fonctionneraient plus que selon des critères de viabilité économique et professionnelle. Vingt prêtres « libéraux » de son diocèse lui ont publiquement demandé de changer sa position.

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02 août, 2015

Revue de presse : Jacques Testart dénonce le transhumanisme

Jacques Testart dénonce « la mise au pas des individus par les machines » dans L’Humanité. Lui qui a participé à la fabrication du premier bébé éprouvette en France voit aujourd’hui où mènera « l’idéologie transhumaniste ». C’est par .
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« Trop de vieux ! » Katie Hopkins, star de la téléréalité au Royaume-Uni, veut des camionnettes pour livrer l’euthanasie à domicile

C’est « ridicule » de vivre dans un pays où « l’on peut endormir les chiens mais pas les gens » : pour la star britannique de la téléréalité, Katie Hopkins, il faudrait mettre en place des camionnettes pour livrer l’euthanasie à domicile parce qu’« il y bien trop de vieux » au Royaume-Uni. « Je suis hyper pour », a-t-elle déclaré lors d’une interview publiée par The Radio Times il y a quelques jours, déclenchant une tempête médiatique outre-Manche.
L’affaire serait dérisoire si les stars du petit écran avaient moins d’influence. Mais on sait à quel point la culture de mort compte sur les figures du show-bizz pour faire avancer son faux « credo » auprès de masses. Katie Hopkins démarre son talk-show Si Katie Hopkins dirigeait le monde en ce mois d’août. Et elle est connue pour ne pas s’encombrer de tabous : n’a-t-elle pas récemment qualifié les immigrés de « blattes » dans sa chronique pour le Sun, précisant qu’elle enverrait plutôt des navires armés que des sauveteurs à la rencontre des clandestins perdus en mer ?
C’est en soulignant ses mots d’un regard appuyé vers son intervieweur Michael Buerk, 69 ans, que Katie Hopkins a expliqué que trop de « vieux », c’est un lit sur trois dans les hôpitaux du NSH « bloqué » par des personnes âgées ou démentes ; 30 % de personnes hospitalisées qui ne savent apparemment même pas qu’elles sont à l’hôpital.
Les camionnettes à euthanasie de ses rêves ressembleraient à celles des vendeurs de glace ambulants : « Ce serait parfaitement charmant. Ils pourraient même jouer un joli petit air caractéristique. Je suis très sérieuse… Nous devons l’accepter parce que ce n’est pas parce que les avancées de la médecine nous permettent de vivre plus longtemps que c’est forcément le bon choix. »

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L’Eglise du Chili lance une offensive contre l’avortement en interpellant les élus catholiques deux jours avant le vote

Alors que la Commission de la santé du parlement chilien s’apprête à voter, mardi, sur la légalisation de l’avortement « thérapeutique » au nom de trois exceptions que le gouvernement socialiste de Michelle Bachelet souhaite voir reconnaître, cinq évêques catholiques du Chili ont publié des pleines pages dans la presse chilienne pour mettre les élus devant leurs responsabilités. Deux jours avant le vote, ils les ont interpellés au nom de la cohérence : « Les législateurs catholiques ont la grave responsabilité de permettre ou non que cette législation de mort soit introduite », écrivent-ils. Leur démarche s’inscrit dans le cadre d’autres initiatives de l’Eglise catholique qui récuse la légalisation de l’avortement en cas de danger pour la vie pour la mère, de non viabilité du fœtus et de viol.


Sous la signature de NNSS Francisco Javier Stegmeier, de Villarrica, Felipe Bacarreza, de Los Ángeles, Carlos Pellegrín, de Chillán, Jorge Vega, de Illapel, y Guillermo Vera, de Iquique, le texte s’intitule Demande urgente de cohérence aux législateurs catholiques.
Dans un des seuls pays au monde qui ne prévoit aucune exception à la pénalisation de l’avortement – et qui, accessoirement, affiche le taux de mortalité maternelle le plus bas de l’Amérique latine, et l’un des plus bas au monde – la tentative de mettre en place d’exceptions très limitées n’a pas trompé les mouvements pro-vie et encore moins l’Eglise qui refuse tout discours relativiste en la matière.
Les cinq évêques, dont l’initiative vient s’ajouter à d’autres de la Conférence épiscopale, qualifient le projet d’« injuste, arbitraire et immoral ».
« Il ne sera permis à aucun catholique de voter pour eux, conformément  ce qu’affirme l’enseignement du Magistère sur l’illicéité morale de donner sa voix à des projets ou à des candidats qui favorisent l’avortement », affirme le long texte qui s’appuie sur l’Ecriture sainte et les déclarations des papes.
Pour que les choses soient bien claires, ils ajoutent : « Il relèvera de notre obligation de pasteurs que d’avertir nos fidèles de ce que, indépendamment des légitimes options politiques de chacun, ils tomberont eux aussi sous le coup de l’interdiction morale de donner leur voix à un candidat qui aura soutenu le projet d’avortement. »
Affirmant ne pas pouvoir se taire devant le « crime », ils rappellent que le projet actuel ouvre la voie à « une forme de légalisation de l’avortement libre », et qu’il aurait pour effet de « déformer gravement la conscience des Chiliens en les laissant insensibles devant ce crime ». La « malformation » du fœtus, la grossesse résultant d’un viol, la mise en place de délais « arbitraires » n’y changent rien, rappellent-ils : le « moyen » de l’avortement est un mal et ne peut être justifié par aucune fin.
Les évêques rappellent aussi que les catholiques ne peuvent s’abriter derrière « l’autonomie » de leur conscience : celle-ci doit « se conformer à la vérité ». « Pour ce qui est du chrétien, cette vérité, c’est le Christ. La conscience, lorsqu’elle est formée de manière droite, ne doit pas soutenir ces initiatives législatives parce qu’elles sont contraires à la loi du Créateur », affirment-ils.
De son côté, la Conférence épiscopale a publié un communiqué rappelant « avec force » aux « législateurs chrétiens » leur « devoir de promouvoir des lois justes et de ne pas collaborer avec une loi d’avortement » – un devoir auquel il ne peuvent ni « renoncer » ni « se soustraire ».

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Le mythe de la « demande non satisfaite » de contraceptifs explosé : l’exemple de l’Ouganda

C’est la tarte à la crème des organisations internationales, de l’Organisation mondiale de la santé à l’ONU, du FMI à la Banque mondiale en passant par les ONG d’aide au développement : il faut de toute urgence prendre en compte la « demande non satisfaite » de contraceptifs dans les pays pauvres afin que les femmes puissent accéder au planning familial. La « santé sexuelle et reproductive » est à ce prix, à tel point que les dons internationaux sont souvent accordés sous condition de promouvoir l’accès à la contraception bon marché pour toutes. Mais voilà : l’existence de cette « demande non satisfaite » n’est pas démontrée. Le mythe vient même d’être explosé dans une région de l’Ouganda où une étude vient de prendre de court ceux qui l’ont réalisée. En général, la « demande non satisfaite » de contraception y est minime aussi bien parmi les femmes que parmi les hommes.
Elle a été conduite dans le District de l’Iganga, dans l’est de l’Ouganda. Zone rurale fertile, verdoyante et densément peuplée : la terre, riche, y permet de soutenir une population de 226 personnes par kilomètre carré (contre 410 aux Pays-Bas, zones urbaines comprises, 114 en France métropolitaine). C’est bien plus que la moyenne pour le reste de l’Ouganda.
Le District de l’Iganga a été ciblée par un projet de développement, l’Uganda Village Project, qui a développé des actions sur trois ans visant à promouvoir la santé et l’assainissement sous le nom Healthy Villages Initiative. Parmi les cinq objectifs visant à améliorer la santé des populations et leur accès à l’eau, le premier concerne la diffusion du planning familial et de la contraception. C’est u bilan d’évaluation de cette action qui a été mené en comparant les situations dans 63 villages, certains ayant bénéficié de l’initiative, d’autres non. 945 familles ont été interrogées.
Orrin Tiberi, co-auteur de l’étude, avoue qu’il était lui-même persuadé du fait que la raison principale pour laquelle les femmes des zones rurales de l’Ouganda n’ont recours ni au planning familial ni à la contraception est la difficulté d’y accéder – c’est la fameuse « demande non satisfaite ». C’est le discours officiel et il l’entendait partout. Dès lors que les femmes auraient accès aux contraceptifs modernes et à une éducation au planning familial, c’était sûr : la taille des familles allait diminuer parce que les femmes allaient d’elles-mêmes choisir d’avoir moins d’enfants. C’est la raison pour laquelle les organisations internationales, les ONG et même le gouvernement ougandais a fait de la distribution de moyens contraceptifs dans les zones rurales une priorité absolue.
Eh bien, assure Tiberi, si la « demande non satisfaite » est parfois invoquée pour expliquer pourquoi telle ou telle famille compte de nombreux enfants, c’est loin d’être l’explication la plus fréquente.
Dans le cadre de l’étude, les chefs de famille féminines âgées de 18 à 49 ans ont été interrogées au sujet de la contraception, du planning familial et de la santé infantile, ainsi que sur la taille idéale de leurs familles telle qu’elles la percevaient elles-mêmes.
« Les résultats m’ont stupéfait », avoue Orrin Tiberi. La « difficulté d’accès » s’est révélée un « facteur négligeable : seules 8 femmes sur 400 l’ont invoquée comme raison pour la non-utilisation de la contraception, soit que celle-ci fût « trop chère », soit qu’elle fût « difficile à trouver ».
La majorité des femmes – 52 % – ont expliqué qu’elles ne voulaient pas, personnellement, utiliser un moyen contraceptif ; 36 % supplémentaires ont invoqué une inquiétude quant aux effets des contraceptifs sur la santé. Au total, seules 2 % ont affirmé n’avoir aucun accès à un moyen contraceptif, tandis que 8 % – bien moins que ne le veut le discours communément admis – expliquaient que leur mari y était opposé.
Mieux : l’enquête a permis d’établir que les femmes du District de l’Ouganda ont à peu près le nombre d’enfants qu’elles désirent. Avec 5,27 enfants par femme en moyenne, elles ont largement plus de grossesses que ne peut l’admettre un discours malthusien. Invitées à dire le nombre d’enfants qu’elles recommanderaient d’avoir, la moyenne de leurs réponses se situe à 4,95 enfants par famille.
Etonné, Orrin Tiberi a fouillé dans les statistiques nationales de l’Uganda Demographic and Health Survey, ce qui lui a permis de constater que l’information n’avait rien de nouveau. Dès 2011, un échantillon représentatif de femmes âgées de 15 à 49 ans a répondu souhaiter une famille de 4,8 enfants. Les hommes en désiraient un peu plus : 5,7 enfants par famille. L’étude de 2015 a révélé que dans la zone orientale de l’Ouganda, la réalité se situe à la moyenne de ces deux chiffres « idéaux » : on ne peut pas dire que les femmes ou que les hommes l’emportent systématiquement.
La même institution souligne que la taille idéale des familles n’a pas vraiment varié au cours des dix dernières années : autrement dit, les Ougandais ont à peu près le nombre d’enfants qu’ils désirent. Et ce malgré un matraquage systématique en vue d’« éduquer » la population au planning familial : Tiberi évoque une « pression intense » de la part du gouvernement national et de nombreuses institutions internationales.
Malgré que ces faits sont connus, le discours sur la « demande non satisfaite » ne varie pas d’un iota…
L’échec de la propagande pourrait conduire les autorités à jeter l’éponge : faut-il vraiment faire le bonheur des gens contre leur gré ? Mais non : l’article publié par le Huffington Post souligne qu’il faut travailler davantage pour le planning familial. Il ne faut pas se borner à rendre la contraception accessible, il faut « éduquer », expliquer aux femmes que la contraception ne pose aucun risque pour la santé (on ne s’interdit aucune désiformation, en effet), il faut « inclure les hommes dans la conversation », comme ils disent, il faut mobiliser les organisations des femmes qui parlent aux femmes comme « mothers2mothers », promouvoir une approche plus « inclusive ».
Bref, créer de la demande, et l’adapter à l’offre, qui continuera d’exploser…

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Vidéos du trafic d’organes fœtaux par le Planning familial aux Etats-Unis : 4e publication, le “Center for Medical Progress” poursuivi

La semaine passée a été marquée par la publication d’une 4e vidéo clandestine tournée dans un laboratoire où l’on « évalue » des fœtus avortés dans une clinique du Planned Parenthood américain. On y voit un médecin du Planning familial discuter avec l’« acheteur » qui fait semblant de négocier un contrat d’acquisition d’organes fœtaux en insistant sur la manière dont les choses seront officiellement présentées, pour éviter les accusations de trafic. Malgré le soutien dont bénéficie le Planning de la part des grands médias, le Center for Medical Progress qui a travaillé pendant 30 mois au tournage de ces documents le gêne assez pour avoir été plusieurs fois poursuivi. Le blocage judiciaire de la mise en ligne de certaines vidéos est le signe d’une peur devant des révélations de plus en plus choquantes.
Au cours de la discussion qui met en scène l’acteur qui prétend acheter des organes pour un laboratoire de biotechnologie humaine et le Dr Savita Ginde, vice-présidente et directrice médicale du Planned Parenthood des Rocky Mountains, celle-ci suggère que l’objectif de l’« approvisionnement » apparaisse comme relevant de la recherche, et non l’utilisation commerciale, dans la mesure où cela apparaît comme plus « acceptable » dans la sphère publique.
Elle propose alors d’« uniformiser » le discours des différents Plannings qui se livrent à ce type d’approvisionnement et insiste pour qu’ils s’accordent à la fois sur le discours public à tenir et sur la tarification, qui aura pour motif le temps passé et le coût des opérations de prélèvement. Il est important, souligne-t-elle, que cela apparaisse comme un défraiement, et l’« acheteur » approuve, ajoutant que l’approvisionneur doit être « heureux » des tarifs proposés afin que chacun s’y retrouve.
La discussion porte également sur la qualité des organes et tissus fournis qui doivent faire l’objet d’un contrôle visuel préalable avant d’être transmis de manière à assurer leur utilité.
Les images, violentes, s’achèvent sur ces mots du laborantin qui examine froidement le cœur, les reins, les petites jambes, évidemment humaines, dont il fait le tri : « C’est encore un garçon ! »
Tout cela est si macabre et si révoltant que Planned Parenthood multiplie les lignes de défense. Avec le soutien de la Maison Blanche…
Lors d’une conférence de presse, jeudi, l’attaché de presse Josh Earnest a déclaré que les quatre vidéos mise en ligne par le Center for Medical Progress étaient « totalement inexactes ». Interrogé par un journaliste de Breitbart sur ses sources, Earnest a reconnu qu’il ne faisait « que répéter ce qu’avait dit le Planning familial », et que personne à la Maison Blanche ne les avait regardées. Surtout pas Obama. Il n’en a pas moins dénoncé les vidéos comme éléments d’une « tactique extrémiste », accusant le CMP d’avoir « tordu » le sens des propos tenus par un habile montage.
L’accusation ne tient pas une seconde, puisque l’ensemble des vidéos montées ont été mises en ligne en même temps que les rushes complets, permettant à chacun de constater que leur sens n’a pas été modifié.
Deux procédures judiciaires ont été engagées contre le CMP.
La Cour supérieure de la Californie a émis mercredi une ordonnance empêchant temporairement le CMP de mettre en ligne des vidéos montrant trois membres de la direction de StemExpress, acheteur d’organes de fœtus avortés auprès du Planning des Etats-Unis, en attendant un examen sur le fond, le 19 août.
Il faut savoir que le Planning ne nie pas le transfert d’organes vers ce type d’entreprise de biotechnologie, parfaitement légal, mais il affirme qu’il ne reçoit aucun paiement hormis la couverture des coûts du prélèvement, de la conservation et de la remise des organes fœtaux, ce qui tomberait sous le coup de la loi. C’est ce que suggèrent cependant les vidéos dont l’authenticité n’est pas niée et où l’on retire cette impression des propos mêmes des employés du Planned Parenthood tels que les vidéos permettent de les entendre.
David Daleiden a réagi en soulignant que l’ordonnance n’allait pas empêcher que l’affaire ne continue d’éclore, étant donné qu’elle vise seulement les images où les employés de StemExpress sont visibles et s’expriment – alors même que la société demandait la suppression de l’ensemble des vidéos.
Daleiden a ajouté dans une interview à CNN que la demande de StemExpress semble indiquer que cette société veut éviter à tout prix la mise en ligne d’une vidéo montrant qu’il y a des cas de récupération d’organes sur des enfants nés vivants à la suite d’un avortement raté.
« Lors d’une réunion avec les chefs de la direction, ceux-ci ont avoué qu’il leur arrive d’obtenir des fœtus intacts de la part des cliniques d’avortement avec lesquelles ils travaillent, ce qui pourrait constituer un élément de preuve de (l’utilisation) de bébés nés vivants. Et c’est pour cela qu’ils essaient de faire empêcher la publication de ces vidéos ; ils en ont très peur », a-t-il expliqué.
Dans la deuxième affaire, un juge fédéral de Californie a rendu une ordonnance, vendredi, à la demande du National Abortion Federation des Etats-Unis, pour empêcher la mise en ligne de vidéos mettant en scène des employés ou des responsables du syndicat national professionnel des avorteurs.
Le juge de district William H. Orrick de San Francisco a dit prendre cette décision en attendant de juger l’affaire au fond, lundi, au motif qu’en son absence, « la NAF risquerait de souffrir de dommages irréparables, sous forme de harcèlement, d’intimidation, de violence, de violation de la vie privée, d’atteinte à la réputation », ajoutant que sa décision a été prise « dans l’intérêt du public ».
Si atteinte à la réputation il y a, c’est bien que les protagonistes involontaires de ces films y trouvent matière à avoir honte. En l’occurrence, ce sont leurs propos lors de plusieurs rencontres annuelles qui posent problème : l’équipe du CMP avait pu y accéder en se faisant passer pour des représentants de sociétés acheteuses d’organes fœtaux. Les rushes ont été enregistrés en Californie, Etat dont la loi oblige à obtenir le consentement de toutes les personnes figurant sur une vidéo même tournée en public.

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29 juillet, 2015

Etats-Unis : une 3e vidéo montre le Planning familial négociant des organes et tissus fœtaux, avec des images de prélèvements

Une nouvelle vidéo publiée par le Center for Medical Progress est venue ce mardi apporter une confirmation supplémentaire du trafic d’organe auquel se livre, en pleine violation de la loi américaine, le Planned Parenthood Federation  des Etats-Unis. Le troisième film mis en ligne par les enquêteurs provie à la fin de 30 mois de tournage clandestin montre une nouvelle responsable du Planning familial discuter le prix des éléments de fœtus qui peuvent être négociés à la suite d’avortements. Il montre aussi comment des responsables du Planning font le compte d’organes utilisables dans une coupelle de laboratoire à la suite d’un avortement, avec des acheteurs potentiels : attention, les images peuvent heurter profondément. La vidéo propose enfin le témoignage d’une jeune femme spécialisée dans les prélèvements sanguins racontant comment elle a été embauchée, sans le savoir d’emblée, pour prélever des organes « intéressants » pour la revente.
Le Center for Medical Progress ne s’arrêtera certainement pas là : son principal enquêteur, David Daleiden, a fait savoir à LifeSiteNews que la publication des films réalisés clandestinement continuera pendant des semaines, voire des mois.
La vidéo qui vient d’être mise en ligne propose notamment l’enregistrement clandestin d’une conversation entre la vice-présidente et directrice médicale du Planning familial des Rocky Mountains, Dr Savita Ginde – responsable des cliniques d’avortement du Colorado, du Nevada, du Nouveau Mexique et du Wyoming – avec le vidéaste qui se présente comme acheteur d’organes et de tissus fœtaux pour le compte d’une société de biologie humaine. Le médecin parle du prix demandé par Planned Parenthood et semble indiquer une préférence pour un paiement par organe ou par élément du corps, afin de maximiser les revenus : « Je croix que la démarche élément par élément fonctionne un peu mieux, car cela nous permet de voir exactement ce que nous pouvons en tirer », dit le Dr Ginde à propos d’un enfant avorté à un peu plus de 11 semaines.
La conversation se déroule dans une salle médicale où un employé du Planning évalue le petit corps avorté : on distingue nettement deux petites jambes et d’autres parties reconnaissables. Le faux acheteur regarde et évalue la valeur de « compensation » des organes à « 200 ou 300 dollars ». Un assistant médical ponctue la proposition des mots : « Cinq étoiles ! »
Ces images bouleversantes, révoltantes, Holly O’Donnell les a trop souvent vues dans la réalité. La jeune femme, phlébotomiste spécialiste des prises de sang, a travaillé quelque temps comme responsable des prélèvements chez StemExpress LLC, dont le flyer publicitaire promet au Planning des « bénéfices financiers pour leurs cliniques » en cas de récupération d’organes et de tissus fœtaux.
Embauchée à la suite d’une candidature par mail en 2012, pensant devoir procéder à des prises de sang, elle avait été confrontée dès son premier jour de travail à une coupelle sanguinolente où son formateur lui avait montré un par un les bras, les jambes, la tête d’un petit fœtus avorté. Holly devait ensuite récupérer les parties en les identifiant, à l’aide de pincettes.
« J’ai pris les pincettes. Je les ai portés dans la coupelle. Je me rappelle que j’ai saisi la jambe… et au moment où je la prends je sens comme des morts et des douleurs envahir mon corps. En fait, je me suis évanouie. »
On lui fait sentir des sels, on l’amène dans l’infirmerie. Une autre employée tente de la rassurer en lui disant : « Ne t’inquiète pas. Ça nous arrive encore à plein d’entre nous. Certaines ne s’y font jamais. »
Holly O’Donnell est restée malgré tout. Même si elle a fini par comprendre que les responsables de l’entreprise « n’étaient pas du tout à la recherche d’une personne capable de compassion : ils voulaient seulement trouver quelqu’un qui puisse récupérer plus d’argent, le plus d’échantillons possible – quelqu’un qui puisse faire progresser le chiffre ».
Elle atteste également que l’infirmière en chef du Planning était avant tout soucieuse de voir StemExpress LLC récupérer le maximum de « spécimens » : « Les autres s’en fichaient, mais l’infirmière chef avait cette préoccupation parce qu’elle savait que Planned Parenthood obtenait une compensation. »

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22 juillet, 2015

Asia Bibi : la Cour suprême suspend son exécution et accepte d'examiner son recours

La Cour suprême du Pakistan vient d'accepter d'entendre le recours d'Asia Bibi, la femme chrétienne condamnée à mort pour « blasphème » pour avoir comparé les attitudes du Christ et de Mahomet après que des compagnes de travail musulmanes eussent refusé le verre d'eau qu'elle leur tendait comme « impur » – haram. La décision suspend l'exécution par pendaison décidée il y a cinq ans, date depuis laquelle la mère de 5 enfants est emprisonnée dans un couloir de la mort. Elle a aujourd'hui 50 ans.

La sentence capitale avait été confirmée par la cour d'appel du Lahore en octobre 2014 et la décision d'aujourd'hui aurait pu marquer la fin de la procédure si les juges avaient décidé re déclarer le recours d'Asia Bibi irrecevable.

Le recours de la jeune femme, qui conteste les accusations de blasphème, sera donc examiné en détail à une date qui reste à déterminer, a fait savoir l'avocat d'Asia Bibi, Saiful Malook. L'avocat de son accusateur, un dignitaire musulman local, a tenté en vain d'empêcher l'examen du recours pour un motif technique : son avocat soutenait qu'il avait été introduit hors délais.

Cette question sera examinée en même temps que les arguments d'Asia Bibi, ont fait savoir les juges.

En même temps que se déroule le volet judiciaire de cette affaire, le mari d'Asia Bibi en a appelé au président du Pakistan Mamnoon Hussain pour obtenir un « pardon » présidentiel ainsi que le droit d'émigrer en France avec son épouse.

La suspension de la sentence de mort autorise en principe Asia Bibi à quitter la prison (alors qu'il ne lui avait même pas été permis d'assister à l'audience de la Cour suprême) mais elle devra y demeurer pour des raisons de sécurité. L'accusation de blasphème est en effet souvent suivie de lynchage, souligne HazteOir en Espagne qui a contribué aux frais de sa défense et qui appelle la pression internationale à rester forte dans la mesure où elle n'est toujours pas en liberté.


A l'heure où siégeait la Cour suprême, HazteOir organisait une manifestation silencieuse et priante devant l'ambassade du Pakistan à Madrid.

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16 juillet, 2015

Une mairesse socialiste de la province de Madrid démantèle un chemin de croix pour ne pas offenser les musulmans

La mairesse PSOE d’une ville de la province de Madrid a pris l’initiative, lundi, de faire démanteler un chemin de croix des plus discrets érigé dans les rues de Cenicientos. Natalia Nuñez, contactée par plusieurs médias catholiques, n’a pas voulu leur répondre. Elle s’était contentée, lundi, d’expliquer que sa décision avait été dictée par plusieurs motifs, parmi lesquels le « manque de respect » que représenterait la présence du chemin de croix à l’égard de certains concitoyens : les non-croyants ou ceux qui professent « la religion et la culture musulmanes ».

Après…                                                 Avant.
Le chemin de croix n’avait rien d’ostentatoire. Composé d’une série de stèles de pierre avec la simple inscription d’un nombre romain indiquant la station du chemin de croix, il reliait le centre de la petite ville à l’ermitage de Nuestra Señora del Roble, patronne du lieu qui fête avec des processions publiques la Semaine Sainte.
Les stèles n’avaient pas coûté un centime à la municipalité : elles avaient été financées dans le cadre du plan culturel PRISMA de la province de Madrid, pour un coût total de 3.000 euros, et installées il y a trois mois, avant l’élection de la mairesse socialiste.
Natalia Nuñez a d’abord expliqué à la radio, d’une voix hésitante, que les stèles gênaient la mobilité de certaines personnes. Les photos d’« avant » ne laissent rien deviner de tel.
Puis elle a avoué la véritable raison de son geste : la présence du chemin de croix pouvait gêner les non croyants, et même offenser la population musulmane locale. Dhimmitude assumée…
Le P. Jorge González Guadalix, prêtre du diocèse de Madrid, raconte que s’il n’était pas d’humeur généreuse il appellerait l’action du maire par son nom : « sectarisme, volonté de faire un pied de nez aux catholiques – nous savons déjà que cela ne coûte rien ! »
Et de noter qu’il ne voit pas comment des pierres portant des inscriptions en chiffres romains pourraient offenser aussi gravement quiconque, « entre autres parce qu’un musulman ne sait pas de quoi il s’agit, et que cela lui est égal ». « Plus offensantes seraient alors l’église paroissiale et l’ermitage. » Pourquoi Mme Nuñez ne créerait-elle pas un fonds pour les dissimuler ? Pourquoi n’interdit-elle pas les cloches ? Les processions ?
Le prêtre n’exclut pas que les choses en arrivent là : « La clef, c’est qu’on veut en finir avec les catholiques et avec tout ce qui rappelle l’Eglise – vieille aspiration dont l’Espagne a déjà souffert et qui a laissé les fruits de convivialité et de tolérance que nous connaissons tous… »
Il est vrai que Natalia Nuñez désigne les stèles sous le vocable dépréciatif de « esas piedras » – « ces pierres »…
Quant aux riverains du chemin de croix, dont elle avait dit qu’ils s’étaient plaints de sa présence, ils se manifestent en réalité en disant leur colère devant le démantèlement des stèles. Le conseil municipal prévu pour ce samedi devrait se pencher sur la question.

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15 juillet, 2015

Hiver démographique et circulation du futur : les bouchons de demain ?

Pause sourire…




Merci à MercatorNet qui a publié ce gag sous le titre : « Une image de ce qui nous attend. »


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Une vidéo choc caméra-cachée accuse le Planning familial américain de trafic d'organes de bébés avortés

Par Ben Johnson de LifeSiteNews - traduit par Campagne Québec-Vie qui m'autorise aimablement à reprendre ses articles. Pour soutenir Campagne Québec-Vie, c'est par .

LOS ANGELES, le 14 Juillet 2015 - Une vidéo produite à l’aide d’une caméra cachée et publiée ce matin montre un chef de file du Planning familial américain admettant que l’organisme utilise la procédure d'avortement illégale et très controversée de naissance partielle afin de vendre intactes des parties de corps de fœtus avortés.
Le prix de vente moyen pour les parties du corps du fœtus? Entre 30 $ et 100 $ par spécimen.
Depuis février 2009, le Dr Deborah Nucatola est directrice principale des services médicaux àPlanned Parenthood, où elle supervise les pratiques médicales de tous les affiliés du planning familial au pays. Elle a été employée par Planned Parenthood pendant plus de dix ans. Elle pratique également des avortements jusqu'à 24 semaines à Los Angeles.





Dans la vidéo datée du 25 juillet 2014, elle a rencontré des enquêteurs se faisant passer pour des acheteurs pour le compte d'une entreprise de produits biologiques humains.
Tout en sirotant nonchalamment du vin et mangeant de la salade, le Dr Nucatola a révélé qu'elle facture de 30 $ à 100 $ le spécimen, et que le foie de fœtus est particulièrement en demande - bien que « ces jours beaucoup de gens veulent des cœurs intacts ». Elle aurait aussi reçu des demandes pour des poumons et des « extrémités inférieures. »


Les affiliés de Planned Parenthood veulent « absolument » offrir de tels organes, dit-elle.
Nucatola a admis que les avorteurs de Planned Parenthood prennent grand soin pour ne pas paraître comme voulant faire du profit avec des parties du corps des fœtus. Elle a dit, « Ils veulent seulement le faire de manière à ce qu’ils ne soient pas perçus comme étant ‘cette clinique qui vend des tissus fœtaux, cette clinique qui en profite.’ »
La question en est non seulement une de relations publiques - il y a aussi la petite affaire de la loi fédérale. La traite des parties du corps humain est un crime fédéral passible de 10 ans de prison et une amende de 500.000 dollars.
La méthode d'avortement qu'elle décrit, sur la vidéo, semble également violer le droit fédéral.
Le Dr Nucatola dit qu'elle participe à « une petite discussion informelle au début de chaque journée » pour savoir quelles parties du corps de fœtus les consommateurs demandent, ainsi que pour savoir quelles patientes ce jour-là avorteront des bébés à partir desquels seront récoltés les organes. Puis les avorteurs de Planned Parenthood adaptent la procédure de l’avortement pour s’assurer qu'ils ne détruisent pas les organes demandés, maximisant ainsi la rentabilité.
« C’est pour cela que la plupart des avorteurs feront ce cas [d’avortement où il y aurait un ou des organes à récolter] sous guidage échographique, donc ils vont savoir où placer leurs forceps, » dit-elle.
Elle a révélé que, lorsque les avorteurs démembrent les enfants à naître, ils décident, « je ne vais pas écraser cette partie. Je vais simplement écraser plus bas, ou je vais écraser plus haut, et je vais voir si je peux obtenir le tout intact. »
Pour se procurer des organes intacts, elle semblait raconter qu’elle-même et les autres mettent en œuvre un procédé d’avortement illégal au pays, notamment l’avortement par naissance partielle.

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Illustration médicale d'un avortement par naissance partielle où l'enfant est accouché par le siège, sauf pour la tête.

« Certaines personnes,» dit-elle en prenant une autre gorgée de vin, « vont effectivement tenter de changer la présentation [du bébé] de sorte que ça ne sera pas le vertex [la tête, qui sort en premier], » poursuit-elle. « Donc, si vous le faites à partir de la présentation du siège [les pieds en premier] ... souvent, à la fin, vous pouvez évacuer une calotte crânienne intacte [la tête]."

Le président George W. Bush a signé une loi interdisant l'avortement par naissance partielle en 2003. Cette procédure constitue un crime fédéral passible de deux ans de prison et une amende de 250.000 dollars.

Mais, le Dr Nucatola dit aux enquêteurs qu’il y a des façons de contourner la loi.

« L’interdiction de l'avortement par naissance partielle est de loi fédérale, et les lois sont sujettes à interprétation, » dit-elle. « Donc, si je vous dis dès le premier jour que je n’ai pas l'intention de le faire, ce qui se passe en fin de compte n'a pas d'importance. »

« Au bureau national, nous avons un département légal qui ne veut vraiment pas que nous soyons les intermédiaires pour cette question en ce moment, » dit-elle. « Mais je vais vous dire qu’en huis clos ces conversations se déroulent avec les affiliés. » (Vous pouvez lire une transcription complète de la conversation ici.)

Dans une autre vidéo, les enquêteurs rencontrent le PDG de Planned Parenthood Cecile Richards, lui disant que le Dr Nucatola a été incroyablement utile dans leurs efforts pour se procurer des parties de corps de bébés à naître.

« Ah bon, » répond Richards. « Génial. Elle est incroyable. »

En plus de superviser toutes les pratiques médicales du géant de l’avortement, le Dr Nucatola a souvent été un porte-parole auprès des médias pour la promotion des préoccupations politiques de l’organisme.

La vidéo a été le fruit d'une opération d’infiltration menée pour une durée de près de trois ans par le Center for Medical Progress (Centre pour le progrès médical).

« La conspiration criminelle de Planned Parenthood pour faire de l'argent sur le dos des enfants avortés atteint les plus hauts niveaux de leur organisation», a déclaré le chef de projet David Daleiden. «Les élus doivent prendre acte de la clameur publique pour que Planned Parenthood soit tenu responsable d’avoir enfreint à la loi et pour que nos impôts cessent de financer leurs activités barbares. »

Les dirigeants des divers groupes pro-vie nationaux ont immédiatement appelé à une enquête mené par le Congrès. « Cette vidéo fournit une preuve de la réalité choquante du modèle d’entreprise inhumain et macabre de Planned Parenthood, » a déclaré le Dr Charmaine Yoest, président et chef de la direction des Américains Unis pour la Vie (Americans United for Life). « Sous la direction de Cecile Richards, les mammographies sont en baisse, les avortements sont en hausse et les profits sont en hausse, et même les organes des enfants à naître deviennent pour elle un autre produit à vendre. Nous demandons à ce qu’une enquête du Congrès soit immédiatement menée pour jeter la lumière sur ces atrocités. Et tout aussi important, le temps est arrivé pour que cesse le financement fédéral de Planned Parenthood. Le contribuable américain ne devrait pas être en affaires avec ces profiteurs impitoyables. »

Les organisateurs demandent que cette information soit partagée sur Twitter avec le hashtag #PPSellsBabyParts. Ils demandent également que le Congrès américain soit interpellé pour qu’une enquête complète soit menée.

Contact:
Congrès américain
(202) 224-3121

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